Publié le 20/02/2026
Les décrets du 9 juin 1972 et du 25 août 1972 organisant la profession d’avocat ont été publiés le 31 mars 1974 « à titre d’information ». Ce texte allait être repris et complété par le décret du 27 novembre 1991 promulgué et publié par arrêté du 22 janvier 1992.C’est la statut actuel de la profession : les avocats établis près le tribunal forment un barreau lequel administré par un conseil de l’Ordre qui élit son président : le Bâtonnier.
Antérieurement, l’avocat le plus ancien était par déférence appelé le doyen.
En 1972, Me Coppenrath qui n’était pourtant pas le doyen mais qui était le plus estimé de ses confrères, fut le premier Bâtonnier de l’Ordre.
La première femme à intégrer, en 1961, la profession, fut Denise Goupil, Bâtonnier de 1981 à 1984, dans le lointain sillage de son arrière grand père, Auguste Goupil (désigné par arrêté du 10 mai 1873) qui alla jusque devant le Conseil d’Etat défendre avec succès les ressortissants chinois de Tahiti auxquels on prétendait imposer une patente supplémentaire en tant qu’étrangers et qui réclama « l’assimilation des français indigènes aux français d’origine ».
Depuis, comme pour la magistrature, la profession s’est largement féminisée et les femmes sont, aujourd’hui, nombreuses à porter la robe.
De nombreuses anecdotes pourraient émailler la chronique du barreau comme celle de cet excellent confrère qui exerça pendant trente ans sous un pseudonyme. Mais c’est une autre histoire ou plutôt l’histoire d’une autre époque aujourd’hui révolue.
Claude Girard